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Article de presse Ouest France du 15/12/2012

La maison Lindfield lance son thé breton – Dinard

samedi 15 décembre 2012

Jean-Bernard Renaudineau, 54 ans, mélange et aromatise les thés Lindfield à La Richardais.

 

C’est fabriqué ici. Seul importateur de thé en Bretagne, Jean-Bernard et Claudine Renaudineau mélangent et aromatisent leurs précieux breuvages à La Richardais.

 

Des « blender », des mélangeurs en anglais : voilà comment Jean-Bernard et Claudine Renaudineau, fabricants des thés Lindfield, installés à La Richardais depuis 1996, aiment décrire leur métier. Et le choix d’un terme anglo-saxon n’est pas un hasard, c’est même le principe de la maison : « Rester dans la culture traditionnelle britannique. »

Cette culture, ils la connaissent bien. Lui, originaire de Dinard. Elle, de Saint-Malo. Ils sont partis à 18 ans se mêler aux sujets de Sa Majesté. « J’étais contrôleur de gestion, sourit Jean-Bernard, pas grand-chose à voir avec le thé. Mais, grand amateur, je buvais déjà plus d’une dizaine de thés par jour. » En 1996, quand le couple décide de rentrer à Dinard et de créer sa propre activité, une chose lui saute aux yeux : Il n’y a aucun importateur de thé en Bretagne. « Nous serons le premier ! »

Des dosages presque scientifiques

Installés dans un local de 700 m 2 au coeur de la zone de l’Hermitage à La Richardais, Jean-Bernard et Claudine Renaudineau, importent, mélangent, aromatisent et conditionnent le thé avant de le commercialiser dans leur boutique, rue Levavasseur à Dinard, ou dans l’un de leurs dix points de vente, tous des comptoirs de thé.

Chine, Japon, Inde, Sri Lanka, Indonésie… Le couple voyage beaucoup pour découvrir de nouveaux thés et faire le tour des plantations avec lesquelles ils travaillent. Une fois rentrés, c’est un travail presque scientifique qui commence pour effectuer les mélanges ou ajouter des arômes. Sauf que les tabliers remplacent les blouses blanches. « Dans plusieurs tasses, on place de l’eau à la même température, on reproduit le même taux d’infusion, le même grammage total, et on fait fluctuer les proportions des ingrédients… » Puis, tel un nez pour le parfum, il goûte, multiplie les essais, jusqu’à… « Trouver le dosage parfait ! »

De découverte en création, l’entreprise est passée de 20 à 200 variétés de thés, purs ou aromatisés.

Thé, algues et sarrazin

La dernière recette que Jean-Bernard Renaudineau a mise au point, c’est un thé breton ! Un mélange de thé (vert, noir ou rooibos), de minuscules pépites de sarrazin, et de la palmaria, une algue produite par la société Cweed de Saint-Malo. Entre le choix des thés, des ingrédients, et les recherches de dosage, il leur aura fallu un an pour concevoir ce thé aux couleurs du Gwenn ha Du.

Dernières finitions oblige, il faudra attendre le 1 er janvier pour voir si les papilles Lindfield ont réussi leur breizh alchimie.

Amandine COGNARD.

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